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LE BLOG DE PIERMA

Mon univers porte en lui tous les possibles,de mes rêves les plus fous jusques à mes banales réalités.

comissionnaire

Publié le 3 Décembre 2012 par pierma

Il sortit, couvert des pieds à la tête,manteau,gants ,chapeau.Le froid lui cinglait le visage.Un vent du nord régnait dans les rues de la ville jusqu'à l'onglée ,la gerçure.

La saison n'était pas encore là mais l'hiver météorologique était déjà bien installé.

Malgré tout, comme chaque dimanche,le marché grouillait de monde.Il fallait se faufiler entre les jambes des uns(es) des autres.

Sachant le poids de ses courses dominicales et quasi hebdomadaires,il tirait derrière lui un caddy rouge.Lequel soulagerait son dos fragilisé par des lombalgies répétitives.

Pour plus de rapidité ,il monta la rue parallèle à celle du marché dans le but d'atteindre les premiers étals tout en haut.

Le soleil brillait à travers les ruelles perpendiculaires et la température retombait à chaque portion ombragée.

Il était d'humeur joyeuse presque espiègle.Les femmes attiraient son regard.Bien qu'emmitouflées de cols roulés et d'écharpes,il regardait leurs jambes déambuler ,vives ,dans des jeans serrés ou des collants opaques.Même s'il les préférait en tenues

printanières,il  trouvait un charme singulier à leur allure qui restait toujours très parisienne.Croisant et recroisant élégamment par foulée leurs jambes  longues.Il se sentait comme l'homme qui aimait les femmes dans le film de Truffaut.

 

Fallait-il qu'il se laissât distraire en pensant qu'elles seraient de beaux modèles pour le peintre qu'il était.Il avait un goût particulier pour les impressionnants impressionnistes.

Arrivée en haut de la rue,il s'arrêta devant l'atelier de modelage où quelques dames quasi retraitées façonnaient selon leurs regards un nu de dos aux formes généreuses.La vitrine était juste voilée d'un léger tulle et laissait entrevoir l'activité artistique autour de la plastique de la jeune femme immobile.

Il savourait ce moment.Chacune des modeleuses à son propre dessin.

Il entra comme chez lui.Salua tout le monde et le jeune maître des lieux l'invita à s'asseoir près de la porte .

Personne ne broncha,il s'était rendu presque invisible et tout le monde trouvait la chose tout à fait naturelle.Aussi naturelle que le modèle en sa posture quasi de trois quart.

 

                                            A suivre...

 

 

nue-2--25966.jpg

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Jeanmi 06/12/2012 10:56


Magnifique utilisation de l'imparfait du subjonctif, temps des moins utilisé et c'est dommage, encore eut-il fallu que nous le sussions...