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LE BLOG DE PIERMA

Mon univers porte en lui tous les possibles,de mes rêves les plus fous jusques à mes banales réalités.

Il y aaaaaa du soleil sur la france...

Publié le 8 Mai 2012 par pierma

Les années passent et rien ne leurs ressemble.

Toujours cette impression routinière de déjà vu,vécu,de chemin sans cesse parcouru dans la même direction.

Des années où je me levais matin pour laborieusement mieux donner à la société de service public mon savoir faire.

Ce service public qui m’emploie depuis quelques temps maintenant.

Des années où le coût des transports individuels flirtait avec celui des transports collectifs.

Des années pour compter et recompter son solde de fin de mois.

Des années qui me donnaient des frissons à chaque annonce budgétaire, chaque mesure  gouvernementale, chaque apparition de nos décideurs patentés.

 

Oui , elles furent bien longues ces années là. Sans un sourire, une blague, sans un mot pour l’autre.

Depuis bon nombres de semaines, j’attendais que ce soit maintenant.

Je me languissais en m’imprégnant de cette nouvelle force tranquille, face à la France forte excitée d’un visage crispé.

Des airs de déjà vu planaient comme autant d’oiseaux blancs, de mouettes rieuses , de ballons multicolores volant au ciel de nos désirs de changement.

On commença à  reprendre  la  Bastille .

Un philosophe tribun réussit à mobiliser une gauche moribonde en affrontant sans coup férir une nauséabonde ultra droite.

Je scrutais le scrutin .J’observais les observateurs. Je « Calvisais le Calvi » et autres

Christophe Barbier Dominique Reynié , Roland Cayrol, Denis Olivennes, Renaud Dély,

Yves Thréard  , Elie Cohen, Jean-Marc Daniel, Pascal Perrineau, Philippe Frémeaux,

François Langlet. C’était dans l’air du temps depuis longtemps…

Je devenais accroc aux chaînes « tout’info »

Bref j’avais été média rapté.

En vacances sous la pluie et sans internet , je retournais au papier , envieux de toucher de mes dix doigts les fraîches nouvelles. J’emmagasinais  les magazines.Je surfais sur les ondes radio.Rien ne pouvait m'échapper.

 

Depuis dimanche, c’est maintenant .Et comme j’aimerais qu’il dure longtemps.

 

Mon slogan de campagne pour la chambre des députés :

 « Pour longtemps : C’EST MAINTENANT »

 

Pour que ma joie demeure, pour que la symphonie reste pastorale , pour que l’hymne de Schiller et Beethoven face peau neuve, mobilisons nous afin que nos  rêves roses prennent forme en donnant la part belle à nos lendemains enchantés.

 

Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force               IMG_3874.JPG
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
          Il n'y a pas d'amour heureux


Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
          Il n'y a pas d'amour heureux


Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent                             IMG_3849.JPG
          Il n'y a pas d'amour heureux


Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
          Il n'y a pas d'amour heureux


Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs


          Il n'y a pas d'amour heureux
          Mais c'est notre amour à tous les deux

                                                             Louis Aragon

 

 

IMG_3855.JPG


 

 

Commenter cet article

Bé@ 06/08/2012 08:58


J'aime ce poème d'Aragon et pourtant il donne envie de se retirer des maux de toutes les passions, de devenir carrément bouddhiste. Quel amour t'a-t-il tant déçu ? Je n'ai pas su lire entre les
lignes.

xaba 07/06/2012 15:54


Pour moi c´est bon...pis ça veut dire queque chose...Va comprendre Charles!