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LE BLOG DE PIERMA

Mon univers porte en lui tous les possibles,de mes rêves les plus fous jusques à mes banales réalités.

Tout fout l'camp (suite)...

Publié le 22 Avril 2011 par pierma

Dépité étais-je d'avoir sué sang et eau pour, au final, me retrouver seul avec moi-même.

Encore qu'à ce moment là de ma vie je n'ai certainement pas pensé ça en ces termes.

Bref, j'avais fait chou blanc jusqu'à ce que ,me remettant en selle, j'entr'aperçus d' un froufrou estival , la petite culotte 

de ladite maman des jeunes filles espérées.

Il me vint comme une émotion dont je souhaitai qu'elle ne se vît pas à mon premier tour de braquet.

Bossu devant, je repris mon chemin, laissant derrière moi le sourire amusé de la dame.

 

J'en aurai parcouru des kilomètres à vélo, bouffé du ruban, bu des litres de gourdes.

Mon esprit pour un rien se mettait à battre la campagne.Les chemins environnants me connaissaient

par coeur à tel point qu'il m'arrivait la folie, lachant le guidon, de fermer les yeux

au plus rapide de ma vitesse , surtout dans les descentes.

Je me plaisai à imaginer ce que ma mère  eut crié de Saint noms mais jamais elle ne sut

les écarts de ma vie , petits ou grands.

 En cette période d'adolescence, d'entre deux, comptaient deux copains parmi les fidèles.

Chaque fois que nous le pouvions,  nous nous retrouvions quasi quotidiennement d'ailleurs.

 Tous les trois, nous partions  prendre des relais cyclistes aux allures de courses endiablées.

En ce plat pays,le moindre faux-plat résonnait en moi comme une pente montagneuse, rude, épuisante.

 

Je retournerais voir les parisiennes demain et cette idée m'aidait à rester roue dans roue

au mieux de ma cadence.

Je chantais dans ma tête quelque refrain si bien rythmé que je comprenais alors pourquoi

la musique militaire faisait  au pas les hommes marcher.

Nous rentrions au bout du jour avant le soir, où nous attendait le bon dîner et une nuit réparatrice.

 

Je me levais tôt pour profiter de la fraîcheur matinale. J'avais a peine enfilé mon short qu'on sonna.

Ma mère se pencha  à la fenêtre et sans plus, me cria: "Pierma c'est pour toi !!! "

Je glissai sur le parquet ciré , descendis l'escalier quatre à quatre.Prêt à mordre avec mes

deux amis  quelques kilomètres de routes.

Et la , ouvrant la porte du vestibule, j'eus la vision troublante des deux jeunes filles tant espérées.

A tel point que, ne m'y attendant pas, j'en bredouillais d'embarras.

Prétextant quelque service domestique, ma timidité les convainquit de nous retrouver plus tard dans la matinée, plutôt vers chez elle.

Elle me proposèrent de les rejoindre en début d'après midi à la plage au bord de la rivière.

 

"Prends ton maillot me dit la plus grande.On y sera avec notre cousine..." 

 

Cette vision nouvelle de la journée installa en moi le trouble du désir et l'envie d'inconnu...

 

 

                                                                                                               ... A suivre ...

 

Peugeot-1975-P4669.jpg

 

 

 

 

 

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Bé@ 05/05/2011 12:53


J'en pense que Souchon a bien raison quand il chante "Elles, pas fières, sur leur escabeau, en lair, elles savent que la seule chose qui tourne sur terre, c'est leur robe légère".


Peter 23/04/2011 00:39


On sent que c'est le printemps. L'époque de l'année où les pensées d'un jeune homme se tournent vers des sentiments d'amour et de petites culottes.


pierma 05/05/2011 00:24



La chaleur,le soleil,les filles,les femmes,les dames,tout ce qui me confirme dans une hétérosexualityé bien installée de janvier à décembre ,avec une admiration sans bornes pour la 
fémininité...